Manger avec sa tête

– Pour commencer, il s’agit de se demander d’où viennent les produits que nous mangeons ? qui les a produits ? dans quelles conditions ? le produit a-t-il voyagé ? à quel prix pour la planète ? quelles sont toutes les différentes personnes qui ont travaillé pour que je mange cela maintenant ? est-ce qu’elles arrivent à bien vivre de leur activité ?

– Après s’être posé ces questions, on comprend que manger, c’est choisir les filières que nous souhaitons soutenir !

Manger avec son corps

– Les 5 sens dans la dégustation: comme la première leçon des Classes du goût l’explique, l’aliment envoie des messages qui concernent nos cinq sens. Le goût est un sens particulier qui est indissociable des quatre autres sens. Ainsi, être à l’écoute de nos cinq sens nous permet de vivre pleinement l’expérience de la dégustation. Et ensuite, de s’interroger sur ce que l’on mange, ce que cela nous rappelle, etc…

– Pour combiner la tête et le corps, des chercheurs aux Etats-Unis évoquent maintenant l’alimentation consciente (mindful eating), qui consiste à « avoir une expérience d’alimentation plus intense », c’est-à-dire de manger lentement avec concentration en se posant des questions sur ce que l’on mange, de savourer chaque bouchée, de sentir la satiété… (article du New York Times)

– Pratiquer ces méthodes de dégustation permettent ensuite de dépasser le stade purement hédonique (« j’aime » ou « j’aime pas ») pour décrire avec plus d’objectivité les aliments et les plats que l’on déguste !

Quoi manger ?

– En tant qu’omnivore, l’homme se pose naturellement cette question. A voir la science nutritionnelle, les réflexions des écologistes, les guerres entre nutritionnistes, on pourrait croire que c’est extrêmement compliqué, mais c’est en fait très simple, selon Michael Pollan: Manger de la véritable nourriture. Pas trop. Principalement des plantes.

– En ce qui concerne le choix des produits, Fauve décrit l’alimentation citoyenne comme composée de produits frais qui met en avant les richesses locales de la saison en laissant une part aux saveurs d’ailleurs en donnant la priorité aux légumes et aux graines. Plus d’éléments dans nos articles sur le sujet.

– L’homme fait 250 choix alimentaires par jour ; celles dont il n’a pas conscience sont influencées par son environnement, les autres par son système de règles alimentaires, qui mérite d’être étudié.

Cuisiner

– D’un point de vue culinaire, Fauve décrit l’alimentation citoyenne comme des plats lisibles, des assaisonnements francs, des couleurs vives, des cuissons justes et des textures au service du goût. Fauve propose de s’inspirer de la tradition et des grands cuisiniers pour proposer des plats innovants et abordables.

– La pratique de la cuisine nécessite des compétences techniques visant la perfection, une organisation irréprochable compatible avec l’alimentation citoyenne, une capcacité à travailler en équipe et la passion de la cuisine !

Servir

– Servir, c’est maîtriser chaque jour et pour chacun des clients un ensemble de compétences techniques

– Servir, c’est aussi être le maître de l’altruisme et de la communication pour accueillir l’autre comme un roi et le mettre dans les meilleures conditions possibles pour sa dégustation !