Ces nouveaux restaurants qui luttent contre le gaspillage alimentaire

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Il y a un an et demi est apparu à Malmö un restaurant-traiteur au concept pour le moins surprenant : l’on mange de la nourriture qui pour certaines raisons allait être jetée. L’idée est de donner à ces fruits et légumes et autres produits « grossiers » (rude en anglais) la chance d’être mangés et non gaspillés car selon certains revendeurs, une carotte par exemple qui n’a pas la forme « normale » d’une carotte doit être jetée car peu attractive sur les étalages pour le client. D’autres aliments ne sont tout simplement pas vendus ou pas consommés et finissent alors leur vie dans les bennes. Ce restaurant, Rude Food, est là pour récupérer ce type de nourriture, la cuisiner et la proposer dans leur restaurant ou lors d’évènements.

 

La première étape suivie par cette organisation dont les membres sont bénévoles, est de sélectionner les endroits où l’on gaspille : entre autres dans les fermes, les marchés, les supermarchés, les boulangeries, les restaurants. Munis d’une bicyclette et d’une remorque à l’arrière, les cyclistes de Rude Food parcourent la ville en quête de nourriture comestible sur le point d’être jetée. Une fois sauvée de leur destin obscur du fond des poubelles, la nourriture y est stockée puis cuisinée pour offrir un service de traiteur lors d’évènements tels que des conférences et même des mariages. Les volontaires sont nombreux et répondent d’habitude aux deux tâches principales : le sauvetage de nourriture et la cuisine. En plus de ses services de cuisine, Rude Food propose également des ateliers pour sensibiliser au gaspillage. Enfin, la fondatrice de ce mouvement a élaboré un livre de cuisine qui s’intitule « The Rude Food Cookbook » à travers lequel elle partage bien sûr des recettes mais également des techniques de cuisine qui vont dans le sens d’une alimentation durable, voire d’une résilience environnementale pour utiliser un terme plus technique.

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Cuisiner avec les restes de nourriture permet d’éviter le gaspillage de nourriture encore comestible. Cela permet donc de réduire les déchets de nourriture, ce qui a pour effet de maintenir la disponibilité de la nourriture. Car le gaspillage de nourriture est intimement lié à la production du nourriture : réduire le gaspillage veut dire réduire la pression sur la production de nourriture en amont. Réduire les déchets alimentaires n’est pas seulement bon pour la planète, mais également bon pour le portefeuille. A l’inverse des restaurants qui dépensent jusqu’à 25% de leur budget dans la nourriture, Rude food en dépense 5%. Cette initiative n’a pas de but lucratif, et tout gain est réinjecté dans l’activité pour la faire fonctionner. Le surplus est donné aux actions caritatives.

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Ces idées se développent de plus en plus aujourd’hui afin de lutter contre le gaspillage alimentaire.

En plus de ce restaurant « Rude food », différents chefs étoilés n’hésitent pas à s’engager pour mettre fin à ce fardeau. Que ce soit Alain Ducasse, Joan Roca ou Massimo Bottura, ils sont tous les trois en train d’oeuvrer et d’une façon particulière. En effet, les voilà installés dans le village Olympique à Rio afin transformer les surplus alimentaires en repas équilibrés, gratuitement distribués par la suite aux personnes démunies de la métropole brésilienne. Il s’agit de l’idée du chef Massimo Bottura qui l’avait déjà appliqué à Milan, en transformant les restes des pavillons d’expos en repas pour les sans-abris. Selon des estimations, plus de 5000 menus, composés d’entrée,plat et dessert, seront distribués sur la période des JO.

Un autre projet, situé à Paris dans le 19ième arrondissement, fait lui aussi preuve d’originalité. Son nom : Le Freegan Pony, – Freegan signifiant: adversaire du gaspillage alimentaire et adepte de la consommation de produits récupérés et gratuits – mais vous pouvez aussi l’appeler le restaurant squatteur. Pourquoi ? Pour les locaux. Du mobilier récupéré de chez Emmaus, des fauteuils et canapés transformés par l’âge, des murs défraîchis ou à briques rouges… Seuls les aliments sont frais. On y sert donc des plats végétariens à des prix raisonnables car ces plats sont préparés à partir des invendus du marché de Rungis.

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Comme je le disais, les projets pour lutter contre le gaspillage alimentaire sont de plus en plus nombreux et permettent de toucher de plus en plus de personnes. Que ce soit le « Rude food » ou le « Freegan Pony », tout est fait pour ne pas jeter et donner une seconde vie aux aliments.

Et vous, que faites-vous si vous avez des restes dans votre assiette ? Si vous aussi vous vous sentez concerné, n’hésitez pas à vous rendre sur http://www.toogoodtogo.fr

Seriez-vous prêts à aller manger dans ces types de restaurants ?

http://fr.canoe.ca/artdevivre/cuisine/nouvelles/archives/2016/08/20160809-134009.html

http://www.lemonde.fr/m-moyen-format/article/2015/11/27/freegan-pony-le-restaurant-squatteur_4819332_4497271.html

 

Un grand merci à Christophe Dittel qui a rédigé cet article.
Crédit photos : Alexander Olivera et Jacob Khrist / hanslucas.

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